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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 11:27

Vendredi 13 mars, à la Maison des Associations à Genève, l'ALBA-SUIZA  organisait une soirée de témoignages et débat avec des familles victimes de l’opposition putschiste au Venezuela (Comité de Victimas de la Guarimba y el Golpe Continuado) et un représentant de l'ONG «Derechos humanos del sur».
Devant une salle comble, M. Walter SUTER, ancien ambassadeur suisse au Venezuela et membre du comité ALBA-SUIZA, a introduit brièvement la soirée en concluant son intervention avec  ces phrases : «Le Venezuela une menace pour les Etats-Unis ? Le Venezuela doit retrouver paix, harmonie, dialogue. L'UNASUR et la CELAC sont solidaires avec le Venezuela pour que l'opposition accepte le jeu... mais on verra si les élections (de septembre) auront lieu... »


Le Comité est né du silence et de l' »invisibilité » de l' histoire d'un groupe de victimes et de proches qui ont perdu un être cher dans les années 2013 et 2014 et qui ont décidé de s'organiser pour faire entendre la vérité et demander justice.


Leur objectif est d'exiger que les auteurs intellectuels et matériels des
violations des droits humains soient jugés et sanctionnés. Ils demandent que la vérité autour des faits qui ont donné lieu à la vague de violence après les élections présidentielles de 2013 puis durant le mois de février à juin 2014 permette d'éclaircir ces évènements et que
sa diffusion, au travers des médias publics et privés de communication, soit effective au niveau national et international.

Ils demandent également la mise en œuvre de toutes les actions nécessaires pour que les victimes des violations des droits humains obtiennent réparation.

 Les trois participants de la délégation dont un des proches -mari, fils, frère - a été assassiné durant les « guarimbas » ont témoigné avec émotion, douleur et condamné avec fermeté la vague de haine et les manifestations de violence des secteurs politiques qui s'opposent au gouvernement national élu démocratiquement et qui tentent la rupture constitutionnelle et la chute du président Maduro - « la salida »-.

A l'occasion de leur voyage en Europe, ils rendent visite aux organismes internationaux de protection et de défense des droits humains pour exposer la vérité sur les évènements, dénoncer les actes de violences des commanditaires : Leopoldo López, dirigeant du parti politique Voluntad Popular, et ses alliés, María Corina Machado et Antonio Ledezma (maire de Caracas), droite radicale, d’inspiration ultralibérale et raciste. Les vagues de violence (guarimbas) sont présentées en Europe comme des manifestations pacifiques d'étudiants ce qui est faux. Sur les 43 victimes, 9 étaient des fonctionnaires (policiers, gendarmes) et 1 était procureur de la République. Sur les 870 blessés, 21 % sont des fonctionnaires publics… Des manifestations aussi violentes ne s'étaient jamais produites au Venezuela auparavant : école maternelle incendiée, autobus brûlés avec bombes incendiaires lancées sur les chauffeurs, francs-tireurs sur les toits, barricades protégées par des membres armés, filins d'acier tendus au travers des rues pour tuer…

Plusieurs sondages indiquent que plus de 80 % de la population est en désaccord avec la violence exercée en 2015 : le coup d’État permanent anti-démocratique de même nature que celui appliqué au Chili pour faire tomber Allende (boycott économique, alimentaire, dans la santé dans le but de générer des guarimbas comme celles de 2014) . Le 12 février 2015, un coup d’État fomenté par des fonctionnaires retraités de l'Armée de l'air et  qui prévoyait le bombardement du palais du Gouvernement et de deux télés publiques de l’État vient d'être démasqué.

La délégation se dit préoccupée et indignée par les positions des ONG des Droits de l'homme, ici, en Europe, du Parlement européen et de certains groupes des Nations-Unis qui  demandent, sur la base d'informations fausses, que Leopoldo López soit libéré sans jugement alors qu'il est coupable. Leopoldo López n'est pas un « prisonnier politique mais un politique prisonnier ».


Le comité a demandé à la salle  (citoyens, associations, partis politiques, ambassadeurs….)  d'aider à transmettre la vérité en la diffusant largement à travers tous les réseaux.

 

A Genève, la délégation des familles des victimes a rencontré le Haut commissaire des Nations-Unies, le Parlement Suisse Genevois …. Ce dernier va constituer une commission afin de dénoncer les actions violentes.
A Paris, les familles ont eu des rencontres avec le Parti Socialiste, la Maison de l'Amérique Latine, le responsable Amérique Latine au Ministère des Affaires Etrangères, le président du groupe d'amitié franco-vénézuélien au Parlement…

 

 Malgré toutes les difficultés, les membres du Comité se disent prêts à parcourir le monde pour exposer la vérité : « ce n'est pas une question humanitaire mais une question politique ».

 

J.Lavy

GENEVE : rencontre solidaire avec les familles des victimes de l'opposition putschiste au Venezuela
GENEVE : rencontre solidaire avec les familles des victimes de l'opposition putschiste au Venezuela

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