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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 14:52

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 20:50
 
La Havane. 27 Mars 2013

Les fruits de la solidarité

Nuria Barbosa Leon

LE mot Cuba reste présent dans la mémoire des Angolais, en raison de la contribution de l’Île à l’indépendance du pays, mais aussi pour ses gestes de fraternité, dont la formation professionnelle de milliers de ses enfants.

L’avocat Carlos Baptista, membre de la délégation angolaise invitée à La Havane à l’occasion de la 22e Foire internationale du Livre, raconte qu’il avait 13 ans quand pour la première fois, il a posé le pied sur cette terre antillaise :

« Ces moments vécus dans les écoles internationales à Cuba me reviennent tous les jours à l’esprit ; c’est pourquoi les souffrances infligées au peuple cubain par le blocus injuste et inhumain des États-Unis sont aussi une souffrance pour moi ».

Le commandant en chef Fidel Castro a proposé au président de l’époque, Agostinho Neto, de sélectionner un groupe de jeunes adolescents pour une scolarisation en primaire, secondaire et sections professionnelles à Cuba. Lorsque le président du Mozambique Samora Machel fut mis au courant de la proposition, il s’informa du nombre de places disponibles. Le premier groupe de 551 élèves venait de ce pays ; ils arrivèrent le 11 septembre 1977 ; suivis, le 17 décembre, de 1 200 enfants angolais, et en août 1978, ce fut le tour de 211 Éthiopiens.

Les enfants choisis pour ce programme étaient issus de familles modestes, des orphelins de guerre, ou des victimes de la guerre, comme ce fut le cas des enfants namibiens réfugiés dans la région angolaise de Cassinga, bombardée par l’armée sud-africaine, le 4 mai 1978.

Ils furent été accueillis gratuitement et dans les écoles cubaines, et ils purent ressentir la chaleur humaine de leurs professeurs, directeurs et des personnes qui s’occupaient d’eux.

Les cours se combinaient avec des travaux dans les champs de pamplemousses, afin d’inculquer aux enfants le principe de l’école associée au travail. Durant leur cursus, ils ont continué à étudier l’histoire et la géographie de leur pays en langue portugaise. L’engagement était, non pas qu’ils s’installent définitivement dans l’île, mais qu’ils retournent dans leur pays avec de meilleures qualifications. C’est dans ce but que fut élaboré le travail de promotion de leurs racines culturelles, avec la participation à des groupes de danse, de musique, des chœurs, et des représentations théâtrales qui reconstituaient des scènes de leur identité nationale.

En 1979 furent publiés les premiers rapports des élèves diplômés en enseignement technique, dans des spécialités comme l’agronomie, l’agrochimie, la mécanisation agraire, technicien vétérinaire, et des spécialités liées à l’agriculture et diverses branches économiques.

Lors de l’année scolaire 1986-1987, 320 étudiants du Zimbabwe et 90 Angolais se virent remettre leur licence en pédagogie, spécialité qu’ils allaient mettre en pratique comme professeurs dans 27 écoles internationales de 36 pays installées sur l’île de la Jeunesse. Durant cette année, on comptait plus de 15 000 Africains, ainsi qu’un groupe de Coréens et de Sahraouis.

La solidarité de ces étudiants se manifeste aujourd’hui de plusieurs manières : Laurino Juan Miguel raconte qu’en Angola, il existe une organisation appelée Los Caimaneros, évocation de la silhouette du caïman, l’île de Cuba. Ils s’occupent de gérer un réseau d’échanges entre anciens diplômés de l’Île, de les aider dans leurs recherches d’emplois ou de les intégrer dans des activités productives, d’organiser des célébrations en hommage à Cuba, ainsi que des journées de divulgation sur la réalité cubaine, afin que les nouvelles générations d’Angolais soient informées de l’aide solidaire offerte par Cuba à leur pays.

Les écoles internationales ont disparu progressivement dans les années 90 en raison de la crise économique occasionnée par la disparition du camp socialiste et du blocus criminel des États-Unis contre Cuba, mais d’autres modalités de formation professionnelle sont mises en place, notamment dans le domaine des Sciences médicales.

C’est en 1963 que Cuba commença son programme internationaliste de missions médicales, en envoyant sa première brigade médicale en Algérie, à l’Université de médecine d’Alger, et c’est en 1975 que la première faculté de médecine fut fondée, à Aden, au Yémen. En 1984, des professeurs cubains furent envoyés dans les facultés du Guyana et de l’Éthiopie ; en 1986, en Guinée Bissau, en Ouganda deux ans plus tard, et en Angola en 1992.

En 1998, est créée la faculté de Guinée équatoriale, en 2000, celle de Gambie, en 2001, celle d’Haïti ; pour l’Erythrée, ce sera en 2003, et pour le Timor oriental, en 2005. Une contribution fondamentale de ce programme fut la création en 1999, à La Havane, de l’École latino-américaine de médecine (ELAM), avec actuellement 24 000 étudiants inscrits, issus de 116 pays, et qui se forment dans 21 spécialités médicales.

Il est aujourd’hui essentiel de souligner la portée humaine de ces actions. En effet, 60 000 jeunes, de plus de 120 nationalités, ont été formés par Cuba. De ces étudiants, 40 000 sont africains. Ils sont le fruit de cette solidarité.
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 20:47

La Havane. 14 Mars 2013

 

Leticia Martinez Hernandez

CARACAS, Venezuela.— J’ai quitté Cuba, les drapeaux en berne. Depuis hier après-midi, néfaste après-midi, l’information est tombée : Chavez est mort. On parle de décès, d’obsèques, de dépouille, de cortège funèbre. Malgré mes efforts pour me faire à cette idée, je n’arrive pas à imaginer que Chavez ne soit plus de ce monde. En effet, c’est comme si le substantif était sans lien avec l’adjectif, comme si le langage était devenu fou.

Je suis arrivée à Caracas, avec l’incrédulité de celle qui se refuse à accepter. Et l’on en vient alors, à en vouloir à la vie (une expression plus dure serait ici plus opportune, mais je la réserve à la solitude de ma colère) car Chavez, au-delà de tout, était un homme bon. De ces hommes qui ont tant de choses à accomplir, de ces hommes que la mort devrait fuir, toujours.

Cette ville me fait mal. Et même s’ils disent que Chavez est mort, quel que soit l’endroit où se porte mon regard, je le vois. C’est un peu comme s’il avait échappé à la tristesse, comme s’il avait dépassé ce corps qui ne lui répondait plus, parce que lui, toujours aussi tenace, devait poursuivre la bataille.

C’est pourquoi il est toujours présent dans l’âme de son peuple, chez cette jeunesse qui, dans la nuit de Caracas, ne dort pas et soulage sa douleur « en tatouant » dans sa vie la vie de Chavez, chez ces mères qui, leurs enfants dans les bras, font la queue des heures durant, chez ces personnes âgées qui, malgré leur fragile santé, se protègent du soleil dans ces mêmes files d’attente afin voir leur président, chez ces hommes qui, dans l’attente, pleurent par moment, le leader qui leur a rappelé qu’ils étaient des êtres humains dignes.

J’ai quitté Cuba qui avait mis ses drapeaux en berne, un pays pleurant, lui aussi, un père. Mais par ces méandres indéchiffrables de l’existence, par ces clins d’œil que nous fait la vie, au plus profond de ma peine, je suis redevenue complice de la vie. L’avion qui m’a ramenée dans ce pays, était rempli de médecins, d’infirmières, de « guérisseurs » de l’âme, comme le signe évident que la lumière qu’alluma Chavez n’a pas la moindre intention de s’éteindre, parce que la vie continue, parce que le combat se poursuit, parce que la victoire s’est incarnée dans le peuple de cette terre, parce que Chavez est toujours parmi nous, parce qu’il a vaincu le destin et qu’il est devenu cette force qui porte aujourd’hui cette patrie sauvée.

Qui peut prétendre aujourd’hui qu’il est mort, qui peut dire qu’il est possible de s’habituer à une idée aussi macabre ? Cet enfant à qui, un jour, l’on a refusé l’accès à l’école parce qu’il ne portait pas de chaussures, est devenu l’homme qui a enseigné à son pays à marcher.

Ceux qui aujourd’hui le pleurent, savent que ces pleurs sont passagers, parce que la Révolution n’admet ni le repos, ni l’attente, ni l’affliction. Parce que, comme l’a dit une âme bouleversée par ce drame du 5 mars : « Ceci est pour l’éternité, Hasta siempre. Il est interdit de laisser mourir Chavez, nous y consacrerons notre vie entière ».
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 20:31
 
 

La Havane. 14 Mars 2013

Le 5 mars, dans l’après-midi, est mort le meilleur ami que le peuple cubain n’ait jamais eu tout au long de son histoire. Un appel par satellite nous a rapporté cette triste nouvelle. La signification de la phrase utilisée était sans équivoque. Même si nous étions au courant de son état de santé critique, la nouvelle nous a durement frappés. Je me suis souvenu que parfois il plaisantait avec moi, et me disait que lorsque nous aurions achevé notre tâche révolutionnaire, il m’inviterait à une promenade sur la rivière Arauca, au Venezuela, qui lui rappelait le repos qu’il n’a jamais eu.

Nous avons l’honneur d’avoir partagé avec le leader bolivarien les mêmes idéaux de justice sociale et de soutien aux exploités. Les pauvres sont les pauvres partout dans le monde.

« Que le Venezuela me dise en quoi le servir : il a en moi un fils ! », a proclamé le Héros national et apôtre de notre indépendance, José Marti, un voyageur qui sans ôter la poussière de la route, demanda où se trouvait la statue de Bolivar.

Marti a connu le géant parce qu’il a vécu dans ses entrailles. Est-il possible d’ignorer les paroles profondes qu’il écrivit dans une lettre inachevée à son ami Manuel Mercado, la veille de sa mort au combat ? : «... Je cours désormais tous les jours le risque de donner ma vie pour mon pays et pour mon devoir – puisque c’est ainsi que je le comprends et que j’ai assez de forces pour l’accomplir – qui est d’empêcher à temps, par l’indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s’étendent dans les Antilles et ne retombent, avec cette force de plus, sur nos terres d’Amérique. Tout ce que j’ai fait à ce jour et tout ce que je ferai, c’est pour cela. Il m’a fallu le faire en silence et, disons, indirectement, car, pour pouvoir les réaliser, certaines choses doivent être occultes. »

66 ans s’étaient écoulés après que le Libérateur Simon Bolivar ait écrit : « … les États-Unis semblent destinés par la Providence à accabler de misère l’Amérique au nom de la Liberté. »

Le 23 Janvier 1959, 22 jours après le triomphe de la Révolution à Cuba, je me rendis au Venezuela pour exprimer mes remerciements à son peuple et au gouvernement au pouvoir après la dictature de Pérez Jiménez, pour l’envoi de 150 fusils à la fin de 1958. J’ai dit alors :

« ... Le Venezuela est la patrie du Libertador où a été conçue l’idée de l’union des peuples d’Amérique. Par conséquent, le Venezuela doit être à la tête de l’union des peuples d’Amérique ; les Cubains soutiendront nos frères du Venezuela.

« J’ai parlé de ces idées non parce que je suis motivé par une quelconque ambition personnelle, ni même par ambition de gloire, parce que finalement, l’ambition de gloire n’est que pure vanité, et comme Marti l’a dit : "Toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs".

« Si bien que, en m’adressant ainsi au peuple du Venezuela, je le fais en pensant honnêtement et profondément, que si nous voulons sauver l’Amérique, si nous voulons sauver la liberté de chacune de nos sociétés qui, somme toute, font partie d’une grande société qui est la société latino-américaine ; si nous voulons sauver la révolution de Cuba, la révolution du Venezuela et la révolution de tous les pays de notre continent, nous devons nous rapprocher et nous devons nous soutenir fermement, parce que seuls et divisés, nous échouerons. »

C’est ce que j’ai dit ce jour-là, et aujourd’hui, 54 ans plus tard, je le confirme !

Je dois seulement inclure à cette liste les autres peuples du monde qui pendant plus d’un demi-siècle ont été victimes de l’exploitation et du pillage. Ce fut la lutte de Hugo Chavez.

Pas même lui ne soupçonnait combien il était grand.

Hasta la victoria siempre, ami inoubliable !

Fidel Castro Ruz

Le 11 mars 2013

12h35
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 13:01

A l'heure où la planète se libéralise de plus en plus, où des anciens gouvernements socialistes laissent place à des présidents de droite franche ; ou pour mieux résumer, tout en globalisant, à l'heure où l'éternelle alternance droite/gauche, voire franche droite/centre gauche se propage partout de par le monde ; à l'heure des râleurs permanents, des révolutionaires d'isoloirs, il est heureux de constater, qu'ailleurs, des peuples sont satisfaits de leurs gouvernants, pas vraiments modérés, qui se font appeler "socialistes", mais qui sont bien plus à gauche que notre parti communiste actuel,
Satisfaits, au point de réélire leurs présidents dès le premier tour, et avec un résultat supérieur à leur primo-élection...

Actualité :

 Les Equatoriens ont à nouveau offert un plébiscite hier au président Rafael Correa, l'un des leaders de la gauche américaine, triomphalement réélu à la tête de ce pays de 15 millions d'habitants. Dirigeant charismatique et populaire, cet économiste de 49 ans, qui a impulsé un virage socialiste depuis son arrivée au pouvoir en 2007, a promis de renforcer sa "révolution" durant le dernier mandat de quatre ans que lui autorise la loi. "Merci pour cette confiance. Nous ne vous décevrons jamais, cette victoire est la vôtre", a lancé M. Correa, depuis le balcon du palais présidentiel de Quito, devant des milliers de partisans en liesse.
"Cette révolution, personne ne l'arrête. Nous sommes en train de faire l'histoire", a encore déclaré le chef de l'Etat, vainqueur dès le premier tour avec plus de 56 % des voix, après le dépouillement de près de 40 % des bulletins. M. Correa devance nettement son principal concurrent, le banquier conservateur Guillermo Lasso, crédité de 24 % selon ce décompte partiel publié par le Conseil national électoral.

Source : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/02/18/correa-reelu-triomphalement-a-la-tete-de-l-equateur_1833994_3222.html

La révolution bolivarienne de Chavez:

  •  Vénézuela :

30 juillet 2000, Hugo Chavez est élu président au premier tour avec  59,76 % des voix ;  le 3 décembre 2006, il est réélu, toujours au premier tour, avec  62,84 % d'électorat.
En 2012, malgré des critiques et attaques diverses des états "bien-pensants", il est élu pour la troisième fois, dès le premier tour, avec un taux de 55,07 %.
La Révolution bolivarienne est le mouvement créé par Hugo Chavez au Venezuela de transformation de la société et la création d'une économie socialiste.
Le nom fait référence à Simon Bolivar, et reprend certains de ses idéaux.
Selon Hugo Chavez, la révolution bolivarienne est un mouvement de masse pour mettre en place une « démocratie populaire participative », une indépendance économique du Venezuela, une distribution équitable des revenus et en finir avec la corruption du pays.
Correa, l'équatorien, tout en étant moins radical que Chavez, est assez proche de sa politique, et s'en revendique assez souvent.

  • Le bolivarisme :

Le Bolivarisme est un courant politique que l'on retrouve en Amérique du Sud. Selon ses partisans, il se fonde sur les idées du libérateur Simón Bolívar, notamment en ce qui concerne la justice sociale, la liberté et l'égalité des droits. Simón Bolívar fut d'ailleurs influencé par le philosophe genevois Jean-Jacques Rousseau.
Les bolivaristes se revendiquent de certains préceptes formulés par Simón Bolívar dans la Lettre de Jamaïque, le Discours d'Angostura, Le Manifeste de Carthagène et d'autre écrits. Plusieurs fois invoqué en Amérique du Sud, il l'est à nouveau depuis la fin du XXe siècle (dans les milieux radicaux, il serait notamment soutenu par les FARC, par exemple).
C'est surtout Hugo Chávez, actuel président du Venezuela, qui reprend les idées du "Libertador" et il prône le néo-bolivarisme. Même si Chávez a également été influencé par les écrits de l'historien marxiste Federico Brito Figueroa, on peut retrouver les principaux traits du courant initial dans la politique de Chavez : une volonté d'indépendance plus grande vis-à-vis des puissances dominantes (des États-Unis en l'occurrence), mais aussi, comme Bolivar, des tentatives d'unification ou de rapprochement des ex-colonies lorsqu'il tente d'organiser les principales organisations régionales sud américaines. C'est sa volonté d'apparaître comme le rassembleur des peuples dominés d'Amérique Latine qui le rapproche d'un "nouveau Bolivar".

Et ailleurs ...

Bolivarisme ou pas, d'autres pays d'amérique du sud emboitent le pas vers une politique d'émancipation, et d'écoute du peuple, Et ça paye ! Car il n'y a pas qu'en Equateur et au Vénézuela, que des présidents socialistes sortants sont réélus, avec des majorités écrasantes dés le premier tour.

  • Bolivie : Morales, le premier président Aymara

Le 19 décembre 2005, ce leader syndical indigène est élu président dés le premier tour avec 53,74% des voix ; 4 ans plus tard, le 6 décembre 2009, toujours au premier tour, son score atteint 64,22 %
Sur le plan international, Morales est proche du président vénézuélien Hugo Chávez avec qui il partage de nombreux éléments de sa vision socialiste de l'Amérique latine, tout en demeurant tributaire de ses origines plus ou moins indigénistes.  

  • Nicaragua : Ortega le sandiniste

Daniel Ortega, déjà dirigeant du pays, malgré une "guerre" sournoise des USA, de 1985 à 1990, retrouve son fauteuil présidentiel, le 5 novembre 2006, élu au premier tour, avec 37,99% des voix, devant Eduardo Montealegre (28,30%) candidat soutenu par les Etats-Unis. Il est réélu le 6 novembre 2011, avec 62,65% des voix dès le premier tour.
Le Frente Sandinista de Liberación Nacional (en français Front sandiniste de libération nationale) est un parti politique nicaraguayen fondé en 1961 comme organisation politico-militaire social-démocrate inspirée par la lutte du général Augusto Sandino.
Le FSLN joua un rôle majeur dans l'histoire du Nicaragua en déclenchant la Revolución Popular Sandinista (Révolution populaire sandiniste) en 1979. Aujourd'hui, il est membre de l'Internationale socialiste et de la COPPPAL.

Et des plus “mondialistes”, mais soutiens inconditionnels …

Nous parlions de socialisme ? Et bien  ça tombe bien, car dans le genre “réélu haut la main”, les deux plus grands pays d’amérique du sud ne manquent pas à la règle. Et même si de par, justement, leur amplitude, et la convoitise qu’ils génèrent,  ils semblent vouloir rester dans le socialisme pur et dur, celui qu’en France, Jaurés ventait, celui qui n’a désormais plus rien à voir, en europe, avec ceux qui affichent son nom. Il est vrai qu’à l’heure actuelle, le mot “communisme” fait peur ; alors rien de surprenant à ce qu’on remplace cette idéologie si “humaniste”, par un terme plus acidulé …

  • Brésil : De Lula le syndicaliste à sa succession “obligatoire” :

Élections présidentielles des 6 et 27 octobre 2002 : Luis Inacio Lula da Silva (Parti des Travailleurs), est élu au 2e tour avec 61,6 % des suffrages, contre 38,3 % à José Serra (Parti de la social-démocratie brésilienne). Premier président brésilien de gauche, quatre ans plus tard, Luiz Inácio Lula da Silva est réélu à la présidence de la République brésilienne avec 60,83 % des suffrages exprimés, contre 39,17 % en faveur de son adversaire.
La constitution brésilienne limitant à deux mandats successifs la présidence de la république, il cède sa candidature à sa chef de cabinet Dilma Rousseff. Cette dernière, confirmant la réussite politique de son prédécesseur, est élue avec 56,05 %, soit 55 724 713 millions de votes. Elle est la femme qui a reçu le plus grand nombre de suffrage au monde.

  • Argentine : le couple Kirchner :

Néstor Carlos Kirchner, considéré comme étant un péroniste de gauche, est élu président de la nation Argentine, le 27 avril 2003, avec seulement 22 % de voix.
Quatre ans plus tard, son épouse Cristina Elisabet Fernández de Kirchner lui succéde en obtenant 44,70 % des voix face à l'ex-députée radicale Elisa Carrio (qui représente la coalition civique, de centre-gauche et qui recueille quelque 23 % des suffrages exprimés) ; elle est élue dès le premier tour de l'élection présidentielle.
Elle est réélue, pour quatre ans, le 23 octobre 2011, dès le premier tour de la présidentielle, avec 53,96 % des voix. Elle entame son second mandat le 10 décembre suivant.

Sans oublier bien sur d’autres espoirs …

Et désespoirs …


Pour finir, cette carte de l'espace latinoaméricain en Juin 2011, avec les états ayant des dirigeants (nom indiqué sous celui du pays) de droite (en bleu), les pays de l'axe Chavez-Castro-Morales-Correa-Ortega (en rouge), les sociaux-démocrates (rose), les pays rattachés à l'extérieur (comme la Guyane Française) apparaissant en gris, et les petits pays aux gouvernements moins définissables étant en bleu pâle.

Alors tirons un grand coup de chapeau à ce demi continent qui a le courage de ses opinions, et qui semble, mieux que nous discerner où est son avenir, et l’affirmer dans les urnes.

QUE VIVA EL PUEBLO LATINO AMERICANO !  

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:59

par Guillermo Almeyra *

 

Depuis Aristote il semblerait que classer les choses et les phénomènes équivaut à dominer la réalité, ce qui est toujours complexe. D’où la tendance à forcer le processus de compréhension de ce qui est nouveau, en l’emboîtant par la force dans des concepts vieux et connus. Cette opération oblige celui qui la pratique à prendre seulement en considération quelques caractéristiques de ce qu’on cherche à classer, laissant de côté tout ce qui est contradictoire avec ce qui semble être dominant. Lázaro Cárdenas, par exemple : a -t-il été un nationaliste révolutionnaire socialisant ou le fondateur du corporatisme et de l’État Mexicain ? Il fut les deux choses en même temps et celui qui a vu seulement une face du cardenisme n’a rien compris du pourquoi les paysans et travailleurs l’appuyaient bien qu’ils ne respectaient pas chacune de ses mesures, et du pourquoi les classes dominantes le haïssaient bien que parfois elles aient bénéficié de ses politiques. Pour cela , comme le fait aujourd’hui la gauche équatorienne avec Rafael Correa, les anarchistes et les communistes mexicains ont qualifié à son époque Cardenas de fasciste, en le condamnant à l’isolement politique.

Bien sûr, Correa n’est pas Cardenas. C’ est un économiste chrétien, formé par les lassaliens [Ferdinand Lassalle], ayant un doctorat de l’Université catholique de Louvain, en Belgique, ayant une pratique sociale entre les indigènes avec les salésiens, qui a été ministre de l’Économie et des Finances du président Palacios. C’est un homme qui, selon la tradition sociale-chrétienne, croit au rôle des missionnaires et des apôtres du Progrès, avec « P » majuscule, parmi lesquels il s’est inclus, et il pense que le changement dépend de la volonté et de la capacité du gouvernant, qui doit être honnête. C’est pourquoi il s’est présenté comme candidat aux présidentielles, sans parti et sans candidats pour les autres postes éligibles. C’est pourquoi il prend aussi seul les décisions et croit sincèrement que les amis qui discutent ses positions sont des traîtres. De là son coté vertical, autoritaire, son esprit de croisé qui va mué par un ardent nationalisme et un sincère anti-impérialiste et par un désir – paternaliste - de moderniser l’Équateur, de promouvoir la culture, de créer la citoyenneté. Bien qu’il réprime il est loin d’être un fasciste ou un tyran : on le voit comme un père sévère et autoritaire d’un Équateur dans des langes.

De plus, sa politique économique n’est pas seulement de maintenir la monnaie à parité avec le dollar et le pays comme exportateur de bananes et de pétrole, et l’État comme un injuste percepteur d’impôts surtout chez les plus pauvres : c’est aussi une tentative sincère et tenace d’en finir avec la corruption, d’obtenir une croissance économique qui, sans changer le système, agrandisse un peu la part du gâteau de l’économie et, par conséquent, la portion qui reviendra aux plus pauvres. Opposé au parti social-chrétien de droite, il croit cependant à la doctrine sociale-chrétienne, qui s’illusionne à réformer le capitalisme. Les maoïstes du MPD – qui croient aussi dans des leaders, des appareils et des alliances de classes - le détestent et le qualifient de fasciste parce qu’ils le voient comme un concurrent, puisqu’il a l’appui de la majorité des travailleurs et, de façon absurde, ils le disent pro impérialiste ; « les indigènes professionnels » – ou bien, les dirigeants indigènes qui pensent à leur propre carrière - font de même parce que les bases indigènes votent majoritairement pour Correa et ne suivent pas politiquement la CONAIE ni le parti Pachakutik, parce qu’ils croient dans le développementisme et le marché, ils espèrent obtenir de meilleurs prix agricoles, de meilleurs salaires, de meilleures conditions sanitaires, des chemins, des écoles, des hôpitaux. La gauche la plus sérieuse repousse pour sa part la politique extractiviste, anti écologique, développementiste, dangereusement verticaliste et autoritaire et ébauche des éléments corrects d’une politique alternative, mais se prive des moyens et du sujet pour les concrétiser puisqu’elle ne comprend pas les différences qui existent entre Correa, son appareil gouvernemental et le « correisme » de ceux qui votent Correa mais, qui si on touche le territoire ou leurs droits, ils s’y opposeront.

C’est pourquoi ils voient le correísme comme une partie de la gauche argentine voyait le péronisme, qu’elle qualifiait de fasciste, parce que Perón interdisait les grèves, était admirateur du fascisme, et réactionnaire et a promu un appareil syndical bureaucratique - corporatif, mais sans voir que les ouvriers péronistes eux faisaient grève, tout en votant pour Perón, étaient anticléricaux et votaient pour lui, et antifascistes et antibureaucratiques et libertaires dans leurs syndicats corporatistes. Cette situation d’opposition frontale aux votants de Correa, empêche la gauche la plus sérieuse de développer les contradictions du correísmo et d’agir en commun avec les paysans dans une défense des biens communs et des communautés, et d’écouter celles-ci, qui ne s’identifient pas aux « indiens professionnels » qui disent les représenter.

Correa veut que le pays dépende moins de l’exportation de pétrole et de bananes. Il devrait, pour cela, développer le marché interne, moderniser l’Équateur. C’est-à-dire , faire face aux problème agricole, parce que la banane est synonyme de grande propriété rurale, l’élevage de crevettes en aquaculture est synonyme de dégradation des mangroves et des eaux mais aussi de disparition de la pêche artisanale et de la mini propriété paysanne, empêche le développement et aussi la croissance. Il devrait créer des routes et améliorer la distribution : c’est-à-dire , obtenir des fonds pour l’Équateur, pour lequel – comme l’épargne nationale est basse ou il fait que les riches paient, ou il endette le pays et fait payer les pauvres. Il devrait changer tout le système financier, qui est une pompe suceuse de sang et de sueur des équatoriens. Tout cela avec une économie encore dollarisée et au milieu d’une crise mondiale. Par conséquent, les problèmes sociaux, politiques, économiques, ne pourront pas être évités ni non plus une dose de pragmatisme dans le maintien pendant un temps de la dépendance de l’extractivisme. La gauche devra apprendre alors et d’urgence à appuyer de façon critique ce qu’il est possible d’accompagner, et de repousser ce qui est réactionnaire.

Guillermo Almeyra pour La Jornada de México

La Jornada. Mexique, le 24 février 2013.

Traduit de l’Espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo. Paris, le 24 février 2013.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 22:39

20 février 2013

Joseph Ratzinger est essentiellement connu comme pape mais ses principaux faits d'armes, il faut les chercher durant la période où il était Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. En cette qualité il fut en effet l'architecte d'une des plus vastes campagnes idéologiques et politiques de l'après-guerre, ce qu'on a appelé la « Restauration ».

 



Néoconservatisme


En 1978 Karol Wojtila (nom du pape Jean-Paul II, ndlr) est appelé à diriger la plus grande communauté religieuse du monde. Il se trouve devant une église post-conciliaire en état de crise profonde : assistance à la messe et vocations en chute libre, nombre élevé de divorces entre catholiques, rejet de l'autorité papale en matière de contrôle des naissances ; un monde plein d'hérésie.


Il veut un virage radical. Plus de risques, plus d'expériences, c'en est fini des réflexions et des interventions. On garde sans doute les textes du Concile mais on en enterre l'esprit. Le pape se prépare à une politique ecclésiale centralisée et orthodoxe, accompagnée d'un réarmement moral et spirituel.


Pour ce faire il joue habilement du climat de cette époque qui présente d'ailleurs bien des ressemblances avec le nôtre. Au milieu des années 1970 commence une profonde crise économique. Le climat mental optimiste des années 1960 bascule et se caractérise par une aspiration à la sécurité et à la protection, le recours à une autorité – de préférence charismatique –, un réveil éthique, la fuite dans le domaine privé et l'irrationnel, etc.


C'est sur cet arrière-plan que se développe le « néoconservatisme ». Ce nouveau conservatisme ne se cantonne plus sur la défensive mais lance au contraire une offensive politique et idéologique. Ce courant est porté par de « fortes » personnalités, comme Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Jouant habilement des massmedia, ils traduisent une tendance mondiale à accueillir un sauveur, la développent avec des représentations du monde simplistes, rayonnent d'assurance et d'optimisme, etc.


Le rottweiler de dieu


Un casse-tête encore plus important pour le pape, c'est la montée d'une église populaire progressiste en Amérique Latine. Wojtyla est polonais et anticommuniste jusqu'à la moelle ; combattre marxisme et communisme dans le monde est un des buts de sa vie. Comme l'influence du marxisme est indéniable dans l'église de la base et dans la théologie de la libération, il mettra tout en œuvre pour ramener le continent dans le droit chemin.


Pour ce faire, il compte sur Ratzinger qui a été nommé en 1981 Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, en quelque sorte le Ministère de l'idéologie et de l'information du Vatican. Il exerce ces fonctions pendant un quart de siècle et il en fera le meilleur usage pour imprimer sa marque sur les événements.


Ratzinger devient l'architecte d'une offensive pastorale et ecclésiale d'envergure à laquelle il donne lui-même le nom de « Restauration ». Le but est le renforcement de l'appareil de direction central et la dislocation de toute forme de dissidence à l'intérieur de l'église. Ratzinger se révèle bientôt un véritable grand-inquisiteur, ce qui lui vaudra le nom de « rottweiler de dieu ».


Toute l'église catholique est visée mais les flèches sont surtout dirigées vers l'Amérique Latine et c'est là que l'impact politique est de loin le plus important. Nous nous bornerons donc dans la suite de l'article à ce continent


L'anéantissement de l'église du peuple et de la théologie de la libération


La première démarche est l'établissement d'une base de données reprenant les conférences épiscopales, les théologiens de la libération, les religieux progressistes, les projets pastoraux suspects, etc. Dans presque tous les diocèses sont nommés des évêques et des cardinaux ultra-conservateurs et ouvertement de droite. Rien qu'au Brésil sont nommés une cinquantaine d'évêques conservateurs. A la fin des années 1980 cinq des 51 évêques péruviens sont membres de l'Opus Dei. Le Chili et la Colombie suivent le même chemin. Des évêques dissidents sont mis sous pression, certains reçoivent des lettres d'avertissement ; à d'autres il est interdit de voyager ou on leur demande des comptes.


Cette politique de nominations est d'autant plus grave que l'épiscopat joue un rôle important dans ce continent. Dans bien des cas c'est la seule opposition possible à la répression militaire, à la torture, etc. Si les évêques du Brésil et du Chili s'étaient tus, comme l'ont fait ceux d'Argentine, le nombre de victimes de la répression eût été bien plus élevé.


Aux niveaux inférieurs aussi on a fait le ménage. On retravaille la formation des prêtres en mettant sous pression séminaires et instituts de théologie, en les réorientant ou en les fermant. On tente de mieux contrôler les religieux qui sont souvent protagonistes de l'église de la libération. Une attention spéciale est accordée aux théologiens. Ils sont dorénavant tenus en respect en leur faisant prêter le nouveau serment de fidélité.


En 1984 Ratzinger rédige l'« Instruction de la Sainte Congrégation pour la Doctrine de la foi au sujet de quelques aspects de la théologie de la libération ». Il y attaque de front les théologiens de la libération, surtout ceux d'Amérique Latine. Un an plus tard, il est interdit à Leonardo Boff, une des figures de proue de ce mouvement, de s'exprimer. La mainmise sur les journaux catholiques est renforcée : là où on le juge nécessaire, on les censure, le conseil de rédaction est remplacé ou le journal est mis sous pression financière.


Les projets pastoraux progressistes sont mis sous contrôle ou même on y met fin. En 1989 le Vatican cesse de reconnaître l'Association internationale de la jeunesse catholique, beaucoup trop progressiste. Elle doit céder la place au CIJOC, confessionnel et opposé à la gauche.


A côté de la destruction de tout ce qui est progressiste, de gigantesques projets sont mis en route pour ramener les croyants dans le droit chemin. Evangélisation 2000 et Lumen 2000 sont des projets à grande échelle visant l'Amérique Latine, qui n'ont pas moins de trois satellites à leur disposition. Les projets sont établis par des personnes et des groupes de droite ultra-conservateurs : Communione e Liberazione, Action Marie, Renouveau catholique charismatique, etc. Les collaborateurs de ces géants de la communication comparent leurs activités à une sorte de nouvelle « puissance de lumière ».


Ceux qui savent lire sont inondés de livres religieux édités à bon marché. Des retraites sont organisées pour les prêtres et les religieuses. Pour ces projets à grand spectacle le sommet de la hiérarchie catholique peut compter sur l'appui financier du monde des affaires.


Croisade anticommuniste


Rien n'est laissé au hasard. Un à un tous les piliers de l'église du peuple d'Amérique Latine sont écartés. Des observateurs parlent du démantèlement d'une église. Nous avons ici affaire à l'une des campagnes idéologiques et politiques les plus importantes de l'après-guerre.


Cette campagne est en phase avec la croisade anticommuniste de la Guerre froide. On peut aussi y voir une revanche des USA après la perte de puissance des années précédentes.


Pendant les années 1960 et 1970 les pays du Tiers Monde ont en effet renforcé leur position sur le marché mondial. Ils ont arraché des prix plus élevés pour les matières premières et ont ainsi amélioré leur pouvoir d”achat sur le marché mondial. Le point culminant est la crise du pétrole de 1973. En 1975 le Vietnam inflige une cinglante défaite aux Etats-Unis. Peu après la Maison Blanche est humiliée par deux fois d'abord par la révolution des sandinistes dans leur arrière-cour (1979), puis par le drame des otages en Iran (1980). Dès son arrivée au pouvoir Reagan se sent en outre menacé par l'attitude d'indépendance économique de deux Etats aussi importants que le Mexique et le Brésil.


La Maison Blanche ne baissa pas les bras et déclencha une contre offensive sur plusieurs fronts. La théologie de la libération fut une des cibles les plus importantes. Dès la fin des années 1960 la théologie de la libération, encore à un stade embryonnaire, fut considérée comme une menace pour les intérêts géostratégiques des USA, comme en témoigne le rapport Rockefeller.


Dans les années 1970 furent créés des centres théologiques qui devaient engager le combat contre la théologie de la libération. Mais c'est surtout à partir des années 1980 que cette contre offensive atteignit sa vitesse de croisière. Les Etats-Unis versèrent des milliards de dollars pour soutenir la contre-révolution en Amérique Latine. Cette sale guerre a fait des dizaines de milliers de victimes. Escadrons de la mort, paramilitaires, mais aussi l'armée régulière ont fait la sale besogne. Dans les rangs des mouvements chrétiens de libération sont tombés beaucoup de martyrs. Les plus connus sont Mgr Romero et les six jésuites du Salvador.


Pour combattre la théologie de la libération sur son propre terrain, on introduisit des sectes protestantes. Elle reçurent un soutien financier massif des USA. Par des slogans racoleurs et des messages sentimentaux elles devaient essayer d'attirer les croyants. Pour les arracher à l'influence pernicieuse de la théologie de la libération, on a fait usage de moyens électroniques coûteux. La religion se révèle ici opium du peuple sous sa forme la plus pure. L'armée aussi est enrôlée dans cette guerre religieuse. Des officiers supérieurs des armées latino-américaines ont rédigé un document pour donner consistance au « bras théologique » des forces armées.


Mission accomplie


Les efforts combinés de Ratzinger et de la Maison Blanche ont été payants. Dans les années 1990 un coup très dur a été porté à l'église de la base en Amérique Latine. Bien des groupes de base cessent d'exister ou fonctionnent encore à peine par manque de soutien pastoral, par crainte de la répression, parce qu'on ne croit plus à la percée espérée, ou simplement parce qu'ils sont liquidés physiquement. L'optimisme et l'activisme des années 1970 et 1980 font place au doute et à la réflexion. L'analyse de la société perd de son poids au profit de la culture, de l'éthique et de la spiritualité, tout profit pour Ratzinger.


Globalement le centre de gravité passe de la libération à la dévotion, de l'opposition à la consolation, de l'analyse à l'utopie, de la subversion à la survie. Le récit de l'Exode fait place à l'Apocalypse et aux Apôtres.


A la fin du siècle l'église de la base n'est en tout cas plus une menace pour l'establishment. Tant le Vatican et le Pentagone que les élites locales d'Amérique Latine ont pour le moment un souci de moins. Cette trêve prend bientôt fin avec l'élection de Chavez à la présidence du Venezuela, mais ceci est une autre histoire.


En 2005 Rarzinger est récompensé pour le succès de son œuvre de restauration et élu à la tête de l'église catholique. Mais il est bien moins brillant comme manager que comme inquisiteur. C'est finalement un pape faible. Il laisse une institution affaiblie, menacée par un manque de prêtres et un dessèchement à l'ouest ainsi que par des scandales répétés. Il ne réussit pas à mettre de l'ordre dans les affaires du Vatican, peut-être une des raisons pour lesquelles il abdique.


Ratzinger entrera dans l'histoire avant tout comme celui qui a accompli la restauration de l'église catholique et mis l'église du peuple d'Amérique Latine hors d'état de nuire. Ce ne sont pas des mérites négligeables.



Pour les sources de cet article voir La crise de la Théologie de la libération et le marxisle religieux (en néerlandais).


Source en français : michelcollon.info

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 08:09

20 février 2013

Samuel Moncada

Après avoir lu la presse internationale, n’importe qui pourrait penser que le Venezuela se trouve au bord du gouffre.

Dans la dernière décennie nous avons assisté à toutes sortes de prédictions plus catastrophiques que les autres, à propos d’échecs électoraux, voire de l’implosion de l’économie vénézuélienne. Cependant, le fait que ces prédictions ne se soient pas concrétisées n’a pas dissuadé les plus fervents critiques dans leur guerre : leur discours trompeur centré sur un désastre imminent n’a jamais cessé.

La réalité est que depuis la première élection du président Hugo Chavez, le Venezuela a résisté à toutes les prédictions négatives et, en contrepartie, a réussi, depuis quatorze ans, à atteindre un progrès social sans précédent pour le pays. Depuis 2004 la pauvreté a été réduite de moitié alors que l’extrême pauvreté a subit une réduction de 70%. Au même titre, les inscriptions universitaires ont doublé ; les pensions publiques ont pour leur part triplé. Parallèlement, l’accès aux systèmes de santé et d’éducation à tous les niveaux s’est élargi de façon spectaculaire.

Actuellement, le Venezuela a le plus bas niveau d’inégalité économique de toute l’Amérique Latine, d’après les mesures du coefficient de Gini. Notre pays a déjà atteint plusieurs des Objectifs de Développement du Millénaire, et nous parviendrons à atteindre les huit Objectifs avant la date fixée par l’Unesco de 2015.

Ce processus a été possible grâce à une utilisation intelligente des revenus pétroliers du Venezuela qui a permis de transformer les conditions de vie de beaucoup de vénézuéliens. La transparence de l’échelle de nos réserves – les plus grandes du monde – garantie la durabilité du modèle dans lequel les ressources du pays sont utilisées pour stimuler la croissance économique et contribuer au développement.

Toutefois, la réussite la plus significative de Chavez est qu’il a provoqué un réveil et une prise du pouvoir par les masses. La majorité des vénézuéliens et vénézuéliennes a pu constater de grandes améliorations au niveau de leur qualité de vie et, en conséquence, ils ont constamment défendu leurs intérêts à travers de leur vote.

Le peuple vénézuélien est parfaitement conscient de ce qu’il veut et de ce à quoi il aspire. Le président Chavez a été réélu en octobre 2012 avec 54% des voix lors d’un processus électoral qui a compté sur un taux de participation de 81%. Par la suite, le peuple vénézuélien a de nouveau montré son soutien au gouvernement lors des élections des gouverneurs [des États] qui se sont déroulées en décembre 2012, où le parti de Chavez [le Parti socialiste unifié du Venezuela - PSUV] a remporté 20 des 23 états du pays.

Beaucoup de gouvernements d’Europe et d’autres parties du monde ne peuvent que rêver d’un tel soutien après quatorze ans de pouvoir. Ceci prouve que le progrès social au Venezuela s’est consolidé et qu’il existe un réel désir de continuer à le propager.

Lors des prochaines années, le Gouvernement vénézuélien sera toujours là pour répondre aux nécessités de son peuple. Des centaines de milliers de nouvelles habitations [logements sociaux] ont été construites durant les deux dernières années, lesquelles ont servi non seulement à améliorer de façon très importante le niveau de vie de la population mais aussi à générer des emplois, et elles ont contribué au boom de l’industrie de la construction. Le gouvernement a maintenant l’objectif de construire trois millions de nouveaux logements d’ici à 2019.

Alors qu’au niveau mondial de nombreuses économies sont en déclin, l’économie vénézuélienne a progressé de 5,5% en 2012. De plus, alors qu’à échelle mondiale la crise financière n’est toujours pas terminée, le commerce au Venezuela a cru de 9,2%, le secteur des télécommunications de 7,2%, l’industrie manufacturière de 2,1% et le secteur pétrolier de 1,4%, ce qui fait du Venezuela l’une des économies au plus fort taux de croissance en Amérique latine.

Actuellement, alors que plusieurs pays reviennent sur les acquis sociaux des secteurs les plus défavorisés, le Venezuela octroie encore plus de protection pour les personnes précaires du troisième âge, ainsi que pour les familles monoparentales et/ou avec un ou plusieurs enfants en situation d’handicap.

L’échec des modèles de développement mis en œuvre par les gouvernements passés, ont condamné à la pauvreté à des millions de vénézuéliens et de vénézuéliennes. Avant l’élection de Chavez en 1988, le Venezuela avait subi une diminution constante de son PIB. Notre pays avait le pire bilan économique au niveau mondial – ce qui a produit de grandes révoltes sociales et une violente répression militaire.

Le Venezuela poursuivra son chemin vers le progrès social et pour le transfert de pouvoir vers les citoyens et les citoyennes. Le plus grand espoir pour l’avenir vient du fait que les personnes savent que ce sont elles qui ont le pouvoir de déterminer la direction que le pays suivra.

Après tant de prédictions erronées, n’est pas t-il temps de respecter la démocratie vénézuélienne et la volonté de notre peuple ?

Samuel Moncada

Samuel Moncada est l’Ambassadeur de la république bolivarienne du Venezuela au Royaume-Uni depuis 2007. Il a un doctorat en Histoire moderne de l’Université d’Oxford.

Article original publié par CNN (anglais) http://edition.cnn.com/2013/02/18/opinion/venezuela-democracy-moncada

Version en espagnol :
http://aporrea.org/venezuelaexterior/n223517.html

Traduction de l’espagnol au français : Victoria Valdez – Luis Alberto Reygada

URL de cet article 19434
http://www.legrandsoir.info/n-est-il-pas-temps-de-commencer-a-respecter-la-democratie-venezuelienne.html
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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 12:49

tuxguevara.jpgCuba a souvent fait oeuvre d'innovation et d'une capacité exceptionnelle à s'adapter à toutes les situations même les plus extrêmes. Dans le domaine de l'acquaculture, Cuba participe depuis de nombreuses années déjà au développement de nouvelles méthodes pour parvenir à l'autonomie alimentaire. Il en est de même dans le domaine de l'agriculture. Ces recherches font école dans d'autres iles aux configurations assez semblables. Le gouvernement cubain a débuté depuis quelques années une coopération avec Haïti pour développer un un plan d'ensemencement des lacs. Les deux îles, Cuba et Haïti présentent la particularité d'avoir des eaux intérieures importantes. Malheureusement pour Haïti, un développement de l'île totalement anarchique met en péril ce patrimoine naturel très important pour la survie de ses habitants au contraire de Cuba qui a pris soin d'utiliser de manière rationnelle et durable ses ressources naturelles. Les cubains ont développé des systèmes très performants et innovants dans ce domaine avquacole. Le Centre Régionale d'Applications Acquacoles de Martinique (CERAAM) travaille en coopération avec le Ministère de la pêche et de l'industrie de Cuba pour une coopération concernant un Centre de formation pour les aquaculteurs.

 

Dans un autre secteur, la médecine cubaine fait figure d'excellence.

 

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Ci-dessus : université de médecine à Cuba

La médecine cubaine moderne a développé des techniques modernes de transplantations de reins, cœur, poumon, moelle osseuse, foie, pancréas, cornée et de transplantations.

 

Dans le numérique, Cuba a développé son propre système d'exploitation basé sur "Gentoo" appelé "Nova" pour des raisons de sécurité certes, mais nous pouvons être certain que le gouvernement français rêverait d'avoir un équivalent pour son administration.

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Ci-dessus : le système d'exploitation "Nova" développé par l'Etat cubain

L'agriculture cubaine obtient des résultats étonnants tout en développant un modèle "biologique" de production comme il est expliqué dans cet article ici par un chercheur américain de l'université de Berkeley. Cuba enregistre d’excellentes performances en agriculture urbaine. L’île compte 383.000 exploitations agricoles urbaines, qui couvrent 50.000 hectares de terres inutilisées et produisent plus de 1,5 million de tonnes de légumes. Certaines de ces exploitations agricoles urbaines atteignent même un rendement de 20 kg/m2 par an de matières végétales comestibles sans recours aux produits chimiques synthétiques, ce qui équivaut à cent tonnes par hectare. Les exploitations agricoles urbaines fournissent 70 pour cent, ou plus, de tous les légumes frais consommés dans des villes comme La Havane et Villa Clara.

 

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Ci dessus : photographie de l'agriculture urbaine à Cuba

Un point de vue un peu moins idéologique mais plus focalisé sur les pratiques cubaines en matière de développement est intéressant pour mieux comprendre Cuba. Car ce qui caractérise Cuba avant tout a été sa capacité d'adaptation malgré sa situation insulaire assiégée difficile. Un jour, nous nous rendrons compte que l'expérience insulaire cubaine est exceptionnelle, et que si nous considérions notre planète comme une île fragile, nous comprendrions que Cuba n'est pas si loin que ça d'avoir trouvé le bon chemin. Lorsque l'on sait qu'aujourd'hui  en France un paysan par jour se suicide en moyenne, l'expérience agricole cubaine laisse rêveur...

URL de cet article ici

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:52

Vladimir Acosta

La conscience latino-américaine est une lame de fond. Tout ne fait que commencer. Ainsi, les vénézuéliens n’attendent pas la critique « de gauche » extérieure pour la produire eux-mêmes. Ils ont l’avantage de vivre la réalité, de la connaître, de la comprendre et de savoir ce que cache chaque pierre, depuis longtemps. Toute discussion sur l’avenir du processus révolutionnaire suscite ici un flot d’inquiétudes fébriles, d’analyses critiques, de propositions. La conviction majoritaire est que la révolution est le moyen de faire passer ces critiques dans le réel. « Canaliser un fleuve, greffer un arbre fruitier, instruire une personne, transformer un État, sont des exemples de la critique fructueuse et en même temps des exemples d’art » (Bertolt Brecht). 

L’historien Vladimir Acosta qui pense et parle depuis Bolivar, Rodriguez et Zamora (trois racines que le vénézuélien connaît mieux que Marx ou Lénine) avait été invité ce samedi 2 février à l’inauguration du nouveau cinéma « Aquiles Nazoa », l’ex-cinéma Urdaneta, dans l’ouest populaire de la capitale. Depuis un an se multiplient les récupérations de théâtres, de cinémas, hier encore aux mains des sectes et du commerce, souvent reconstruits moitié par le gouvernement, moitié par les conseils communaux. C’est de cette tribune, face au peuple, au vice-président de la république, au ministre de la culture et à d’autres dirigeants, lors d’un discours retransmis par les radio et télévision publiques, qu’Acosta a amplifié la critique que portent beaucoup de citoyens et que le président Chavez a souvent émise, énervé par la lenteur ou l’indifférence de certains fonctionnaires. Tous ceux qui ont vécu les manifestations populaires de janvier 2013 savent que le serment du peuple (« nous sommes tous Chávez ») avait un fond de « mais attention, ne nous trahissez pas, on vous tient à l’oeil ».

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Acosta : « Nous avons une participation populaire mais elle est devenue passive. Ce n’est pas la même chose de mobiliser dans des marches et des défilés – qui ont été extraordinaires – que de fixer le peuple comme l’objectif. Nous devons discuter, critiquer, proposer des idées, des tâches, et agir sur elles. Il y a eu une certaine bureaucratisation qui n’est pas condamnable à priori, car tout ce qui surgit comme force spontanée, à mesure de son organisation, se bureaucratise, c’est normal. Le problème survient quand la bureaucratie commence à dépasser et à freiner l’essor du mouvement populaire, et il y a des indices de cela, il est important d’en tenir compte (applaudissements nourris). Et cela n’est pas le plus préoccupant car la bureaucratisation, l’arrogance et la corruption, nous les voyons, nous pouvons les combattre. Le plus préoccupant c’est ce qui ne se voit pas. Malgré toutes les statistiques qui montrent les avancées sociales extraordinaires, toute les politiques de solidarité, malgré tout ce que signifie le processus unitaire du continent sud-américain né en grande partie ici, nous sommes en train de glisser vers des positions plus modérées. Pourquoi ? Peut-être parce que Venezuela reste une exception et que le reste des nations, le monde qui nous entoure et qui exerce des pressions sur nous, reste de droite, reste dans sa quasi totalité néo-libéral.

« Nous, nous devons mettre nos discours en accord avec notre pratique, une révolution ne peut cesser d’être radicale, Chavez l’a dit très souvent, il s’agit d’aller à la racine. Notre objectif n’est pas un capitalisme d’État ni un « État de bien-être » qu’une déroute électorale suffirait à supprimer. L’objectif de notre révolution est de défaire le capitalisme et de marcher vers le socialisme. On a avancé mais peu, le rythme est lent. Le socialisme implique davantage que de changer des noms. Nous ne pouvons déguiser les choses mais travailler pour qu’elles soient vraiment socialistes. Ce qui signifie changer les relations sociales de production. »

Pour Acosta, il faut user des instruments qui permettent l’organisation populaire et révolutionnaire. Comme Jesse Chacón ou Manuel Vadell entre autres (1), Acosta critique le Parti Socialiste Unifié du Venezuela (Psuv), en l’exhortant à redéfinir ses critères sur la base de l’audace, et à surmonter les erreurs pour fortifier la démocratie interne du parti. Acosta reprend les mots du président Chávez : « Le pouvoir pour le peuple est la commune, sans elle il n’y aura ni démocratie, ni révolution, ni socialisme ». L’historien poursuit : « Sans le pouvoir populaire nous n’avancerons pas. Si Chavez est l’âme de ce processus, la participation et l’action du peuple en sont le muscle irremplaçable ». Acosta se réfère à deux textes fondamentaux selon lui : le plan socialiste sorti vainqueur des urnes du 6 octobre et le rappel à l’ordre adressé au gouvernement par le président pour son incapacité à construire le pouvoir communal. (2)

L’historien Vladmir Acosta.

Autre critique, déjà exprimée par d’autres intellectuels tels que Reinaldo Iturizza, Iraida Vargas, Luis Britto García… ou Hugo Chavez lorsqu’il a démis de ses fonctions le ministre Andrés Izarra : le modèle dominant du journalisme et de la télévision reste, au bout de quatorze ans, très en retard dans la construction d’une conscience, d’une formation, d’une transmission « de peuple à peuple ».

« Pour atteindre cette conscience il est nécessaire de travailler à travers la formation idéologique et politique. Nous devons faire en sorte que nos médias changent. Cesser de copier le modèle qu’ont imposé les États-Unis et apprendre à construire nos propres informations. Je suis frappé de voir que dans nos journaux télévisés on parle de tout et s’il reste une minute on parle de la culture. C’est un modèle états-unien, il faut donner plus de place à la culture populaire qui est en train de se développer au Venezuela ».

Dernier point : la disposition de lutter. »Nous avons payé la dette sociale mais cela ne peut être compris comme un assistanat ou comme un paternalisme. La manière de le faire sentir à celui qui reçoit une chose est de lui montrer ce que cette chose coûte à la société et à la révolution, et une fois qu’il comprendra que cette chose est une valeur qui a eu un coût, il pourra la défendre ».

“Modestement, en 200 ans d’indépendance, nous sommes en train d’achever l’oeuvre que Simón Bolívar n’a pu finir à cause de la trahison de l’oligarchie ». Et d’insister sur le fait que chaque pas doit être mûri.

« Avancer avec les lois déjà approuvées, sans nous affoler, parce que nous avons la majorité du peuple et une Force Armée Bolivarienne consciente et anti-impérialiste. Nous sommes majoritaires et nous ne pouvons pas permettre qu’une minorité puissante nous contrôle parce qu’elle contrôle les médias. Nous devons tous oeuvrer depuis nos espaces de travail, assumer les responsabilités qui nous incombent. Nous avons le leadership de Chávez, qui est fondamental mais qui ne suffit pas. Le président a appelé le peuple à « être Chávez ». Il l’a fait pour répartir les responsabilités. Que cette année soit victorieuse car nous ne pouvons perdre aucune bataille ».

Les habitants du secteur San Juan (Caracas) découvrent la nouvelle salle de cinéma (500 places) consruite par l’e gouvernement de Caracas et par le Ministère de la Culture.

Traduction de l’espagnol : Thierry Deronne

Notes :

(1) « Le meilleur livre d’un dirigeant est dans les yeux, la voix des citoyens », http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/12/22/manuel-vadell-le-meilleur-livre-dun-dirigeant-est-dans-les-yeux-dans-la-voix-des-citoyens/

(2) Programme soumis par le président Chavez aux électeurs : http://venezuelainfos.files.wordpress.com/2012/10/programme-de-chavez-2013-2019-texte-integral1.pdf et critique de l’action gouvernementale par Chávez : http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/10/21/le-president-chavez-exige-davancer-vers-une-communication-plus-profonde-et-plus-populaire-avec-les-travailleurs-depuis-les-usines/

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/02/04/vladimir-acosta-la-critique-du-fleuve-de-larbre-fruitier-et-de-letat/

 

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